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Au Zimbabwe, la gestion foncière repose sur un système complexe mêlant dispositions constitutionnelles, lois et pratiques coutumières. La Constitution de 2013 et diverses lois du Parlement définissent trois grandes catégories de régimes fonciers : la pleine propriété (privée), le bail (réinstallation par l’État) et les terres communautaires, et établissent des règles pour chacune. Il est important de noter que les terres communautaires (anciennement terres tribales en fiducie) sont dévolues au Président, mais utilisées par les communautés rurales selon le droit coutumier. Les chefs traditionnels et les chefs de village peuvent administrer localement ces terres, mais ils n’en sont pas propriétaires. Le problème de ce système réside dans le fait que la plupart des chefs ne maîtrisent pas pleinement le droit, comme l’a récemment illustré l’incident du chef Murinye. Ce dernier a bloqué la route pour empêcher des parents de se rendre à l’école de Riverton, construite sur son territoire, pour la rentrée scolaire, exigeant un paiement pour cette dernière.

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